La voleuse de livres de Brian Percival

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Ca faisait un bon moment que je n’avais pas vu un film pour lequel je sortais de la salle pleinement satisfaite. C’est enfin arrivé avec La Voleuse de Livres de Brian Percival (réalisateur de trois épisodes de Downton Abbey) adapté du roman du même titre de Markus Zusak.

L’histoire débute un an avant la Seconde Guerre Mondiale. Alors qu’Hitler sème la terreur en Allemagne, Liesel, fille de communiste, âgée d’une dizaine d’année est abandonnée par sa mère à une famille d’accueil sans reproche afin de la protéger. Alors illettrée c’est avec son père d’adoption, Hans Hubermann qu’elle découvrira le goût de la lecture et c’est grâce à un juif réfugié chez eux, Max Vandenburg, qu’elle se mettra à l’écriture. Dans cette époque de guerre, où les autodafés sont roi et où l’intellect et la philosophie sont proscrits, Liesel se mettra à emprunter pour ne pas dire voler des livres qui, pour certains, ont pour destin le feu et d’autres, de vieillir sur les étagères d’une grande bibliothèque.

Narré par la Mort, ce film explique la puissance des mots. C’est d’ailleurs grâce à ses talents d’orateur qu’Hitler a su prendre le pouvoir et c’est justement parce qu’on avait conscience du pouvoir des mots qu’il était interdit d’avoir certains livres chez-soi à cette époque.

Je n’avais aucun préjugé avant de voir ce film. Je suis tout de suite intéressée lorsqu’une histoire a tendance à se dérouler entre le 19e siècle et les années 70. Les décors et les costumes sont vraiment fascinants.

Les personnages sont très bien interprétés à un tel point qu’on peut vite changer d’opinion vis-à-vis de certains. Ceux qu’on pensait psychorigide peuvent se révéler avoir un cœur en or au final. La jeune Sophie Nélisse interprète Liesel tout en justesse, même peut-être trop en justesse avec le sentiment qu’elle pèse chaque mot qu’elle dit. Mention spéciale pour Geoffrey Rush qui joue Hans Hubermann et interprète sans doute le personnage le plus humain de film. L’empathie qu’on ressent pour eux est réelle et la tension illustrée par l’histoire est telle que nous pouvons rester tendus dans notre siège jusqu’à soupirer de soulagement si la vie de certain est sauve. Mais bien que ce soit un drame historique il reste possible de relâcher la tension et d’esquisser quelque fois un petit sourire face au comique de situation. Il faut dire que la musique aide beaucoup la mise en scène. On reconnait très vite le talent de John Williams (nommé pour la énième fois aux Oscar pour ce film).

Voici une phrase, LA phrase du début du film et répéter à la fin dite par la Mort interprétée par Roger Allam « C’est un fait, nous allons tous mourir. Personne ne vit éternellement. »

La Voleuse de Livres est un film à voir.

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Spécialiste de la Britishness et des films de superhéros "de type insecte" #BAFTA #MCU

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