Les Gazelles de Mona Achache

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Voilà un film qui a l’air d’une comédie française lambda à l’image de situation amoureuse c’est compliqué. Comédie co-écrite par Camille Chamoux, Mona Achache et Cécile Sellam, par des meufs donc sur des meufs. Un brin trash, on se délecte des situations cocasses dans lesquelles Marie (Camille Chamoux) se retrouve. Librement inspiré de son spectacle, le coté comique de situation un brin too much nous éloigne de la réalité mais on arrive tout de même à s’identifier aux personnages et se laissé embarquer par leurs aventures.

Le casting fait un peu défilé de stars du rire mais pour le meilleur; la bande du Palma Show, Franck Gastambide des Kaïra, Camille Cottin de « Connasse », l’excellente Joséphine de Meaux et surtout Audrey Fleurot (« Intouchables »).

Le film comme celui de Manu Payet ne repose pas sur les vannes mais sur le scénario et sur la qualité d’interprétation des acteurs. (Pour l’anecdote, la scène de la fête chez le frère de Marie se passe dans le même appartement que celui du personnage de Manu Payet dans « c’est compliqué »)

On ressent l’ennui de Marie, comme son désespoir quand elle s’enlise, on s’identifie à ses premiers (nouveaux) émois pour un con notoire un « barbu ». Et surtout on ressent la frénésie, la bouffée d’air que représente son groupe de copines. Ce film est surtout un film sur la solidarité féminine, et cela fait du bien. C’est rare à part peut-être dans sex and the city (les bonnes années c’est-à-dire bien avant les films) de voir enfin des filles pas nunuche, pas manipulatrice, qui ne se tirent pas dans les pattes en particulier pour un homme. C’est la retranscription d’une vraie belle amitié, des femmes qui aident d’autres femmes et qui leur passent le flambeau de la  bonne humeur et de la gagne. Attention, ici il ne s’agit pas de féministes qui détestent les hommes et au contraire, des femmes qui respectent les vrais mecs !

Le seul vrai bémol au film est les flashbacks son ou images incessants. Parfois bien amenés car traités comme des transitions, ils deviennent un peu saoulant à la longue et on a l’impression qu’on veut nous expliquer ce que l’on doit comprendre ou ressentir alors que cela aurait plus poétique et tout aussi compréhensible de traiter la mise en scène avec plus de subtilité.

Un bon moment et quelques fous rires en perspective !

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Experte des films indépendants. Du sud américain. Avec envolée d'oies sauvages. Et filtre Instagram. #Sundance

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