Une Belle Fin d’Uberto Pasolini

Une Belle Fin d’Uberto Pasolini
18 avril 2015 Priscilla Ruffe

D’un ordinaire tout ce qu’il y a d’extra, ce film hanté par la mort se révèle être d’une incroyable humanité, humilité et marquante par l’interprétation d’Eddie Marsan.

Comme l’a dit le réalisateur Uberto Pasolini (neveu de Visconti) lors d’une vidéo avant la projection du film, cette histoire ne contient pas d’action, pas de romance, pas de suspense… Bref, ce film ne vous en met pas plein la vue et pourtant….

Récompensé au festival de Venise (Meilleur réalisateur dans la section Orizzonti) et au festival d’Edimbourg (Meilleur acteur) « Une Belle Fin » est une histoire simple qui parle du thème social qu’est la solitude à travers la mort d’individus supposés être sans famille. Voilà la tâche qui incombe à John May, conseiller funéraire dans le quartier de Kennington à Londres : retrouver des personnes de l‘entourage du défunt.

L’aspect assez ironique de cette histoire est que John May, (Eddie Marsan) qui tente de rassembler les mêmes membres d’une famille pour assister à l’enterrement des personnes récemment décédées, est lui-même une personne atteinte de solitude. Pris au piège dans ce cercle vicieux de la routine, sa vie est réglée comme du papier à musique, à la limite de la maniaquerie. Les plans fixent s’enchaînant les uns à la suite des autres en est la démonstration. Simple, saccadé et répétitif.

Cela commence à changer lorsque John part sur les routes d’Angleterre à la recherche des membres de la famille de William Stoke (qui s’avère être son voisin d’immeuble) et rencontre la fille de ce dernier, Kelly Stoke (Joanne Froggatt). On se retrouve donc embarqué dans un retour dans le passé du défunt, un voyage assez long (dont les plans dans les bus et train sont la métaphore de la vie) et où il commence à vivre à travers celle de William Stoke. .

La bande originale est loin d’être insignifiante, malgré sa sobriété qui était à l‘échelle de la réalisation et dont la photographie reste dans les ton grisâtre du début à la fin. Elle apparaît de manière subtile et parvient très bien à illustrer les scènes du film.

Eddie Marsan incarne à lui tout seul toute l’atmosphère du film. Il possède très peu de dialogue mais arrive à transmettre des émotions que ce soit par un regard ou par un simple sourire. Chaque scène du film ne serait sans doute pas la même sans sa simple présence.

« Une Belle Fin » parle en réalité de la vie à travers la mort.

Performance des Acteurs

Réalisation

Scénario

Bande Originale

Note Finale

Est-ce #DudeChick ?

Très belle histoire malgré sa lenteur avec un acteur excellent, mais le thème reste quand même assez triste.

Au fait  #Dudechick c’est quoi? 

 

 

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Spécialiste de la Britishness et des films de superhéros "de type insecte" #BAFTA

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